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White, de Bret Easton Ellis

« Mais c'est une époque qui juge tout le monde si sévèrement à travers la lorgnette de la politique identitaire que vous êtes d'une certaine façon foutu si vous prétendez résister au conformisme menaçant de l'idéologie progressiste, qui propose l'inclusion universelle sauf pour ceux qui osent poser des questions. Chacun doit être le même et avoir les mêmes réactions face à n'importe quelle œuvre d'art, n'importe quel mouvement, n'importe quel idée, et si une personne refuse de se joindre au chœur de l'approbation, elle sera taxée de racisme ou de misogynie. C'est ce qui arrive à une culture lorsqu'elle ne se soucie plus du tout d'art. »

J'ai abandonné White à la page 139 (il y en a 291).
Il y est vraiment fait trop référence à des films que je n'ai pas vus, qu'il ne m'intéresserait pas de voir. Je n'aime pas beaucoup le cinéma, qui est souvent beaucoup plus idiot qu'il ne veut en avoir l'air. Je n'ai d'ailleurs jamais vu un film adapté d'un roman d'Ellis (même American psycho) ni lu un de ses romans.
Ce qui m'a donné envie de commencer ce livre, en plus de la gratuité (il était dans une boîte à livres) est justement que ce n'est pas un roman.
Ce que dit Bret Easton Ellis dans White m'intéresse pourtant. L'évolution sur quarante-cinq ans (1985-2020, en gros) du « victimisme identitaire », vue par un romancier américain à succès, qui refuse au surplus de se rendre au lobby gay auquel il serait censé appartenir, est très intéressant, mais 1. je le sais déjà et je suis d'accord,  et 2. (donc) les exemples cinématographiques m'emmerdent.
On aurait avantageusement tiré de ce bouquin une centaine de pages, dans le style de celle que je place en tête de ce billet.


10 octobre 2026

White, Bret Easton Ellis, traduit par Pierre Guglielmina, Robert Laffont, 2019

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