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swift

  • Le Guide du voyageur galactique, de Douglas Adams

    J'avais un compte à régler avec Douglas Adams, un compte quantique. L'an dernier (fin 2024, début 2025), j'ai écrit en guise de chapitre de mon Livre En Cours (LEC) un court faux traité philosophique qui a pour titre « Attractor-42 ». Je ne dirais pas pourquoi ici. Je n'avais jamais entendu parler de Douglas Adams, mon presque homonyme, ni du Guide du voyageur galactique. C'est en voyant sur internet une publicité pour un ticheurte ou le 42 se trouvait à l'intersection se trouvait à l'intersection des ensembles Life, Universe et Everything que mon attention fut attirée. Un tapotage gougueulisant (laissons le mot recherche tranquille) m'amena fissa au Guide de Douglas Adams et à sa trilogie en cinq tomes (oui) qui est peut-être pour le XXe siècle l'équivalent de ce que furent les œuvres de Swift ou Carroll (j'ai dit peut-être).
    La juste échelle est donnée tout de suite : À la nécessité de détruire immédiatement la maison du pauvre Arthur Dent parce qu'elle se trouve sur le tracé d'une déviation, répond immédiatement celle de détruire la Terre elle-même pour des raisons intergalactiques similaires ; de sorte qu'à la fin du chapitre premier, cette planète a disparu, bon débarras.
    Il est amusant de noter au passage que la réaction des french pseudo-philosophes à l'avènement de l'IA a été parodiée par avance en 1979 par un écrivain anglais (qui se prenait beaucoup moins au sérieux, j'imagine, qu'Onfray ou Enthoven).
    Dans le Guide du voyageur galactique, 42 est la réponse que trouve, après sept millions et demi d'années de recherche, l'ordinateur Pensées Profondes à la Question Fondamentale de la Vie, de l'Univers et du Reste ; mais au moment que paraît cette réponse, personne ne sait plus quelle était exactement ladite Question Fondamentale. 


    12 juillet 2026