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sarkozy

  • Marcel Aymé est devant nous

    Quand j'ai appris il y a quelques mois que Nicolas Sarkozy avait été condamné pour le financement libyen de sa campagne électorale de 2007, j'ai tout de suite imaginé Marcel Aymé écrivant dans quelques Passe-muraille de notre temps (qui n'a rien à voir, non, non, avec 1941), l'obligation de remonter toutes horloges numériques jusqu'à l'élection pour cinq ans (période après laquelle nous pourrions rejoindre 2026) de Ségolène Royal. Afin que dans l'Histoire ou ce qu'il en reste le frauduleux quinquennat de M. Sarkozy soit justement remplacé par celui de Mme Royal.

    Mais c'est quand j'ai entendu hier ou ce matin, le très mesuré Jean-Luc Mélenchon annoncer, avec un grand sérieux apparent, sa volonté jdanovienne de "nationaliser le temps" s'il était élu, que j'ai su que Marcel Aymé était de retour, qu'il avait, depuis le Ciel (supposons-le pour l'anecdote), pris discrètement le contrôle de la réalité ; et que nous ne vivions tous dans une de ses nouvelles.
     
    15 juillet 2026