Trouvé il y a un mois dans un bac de livres à un euro et acheté quand même (parce que le gars sur Facebook a l'air sympathique) ; lu hier en une grosse demi-heure.
Les petites notations de Frédérick Houdaer ne sont pas tout à fait inintéressantes, même si la raison pour laquelle ces petites proses ont été déponctuées et démajusculées puis ventilées sur la page me demeure inaccessible (c'est souvent le cas).
On apprendra peu de choses sur l'auteur (sinon qu'il est allé au Québec et que parfois des femmes le quittent) et vraiment rien sur la vie. Il y a tout de même deux ou trois pages qui forcent le sourire (Le sort d'une femme au XXIe siècle m'a même fait rire), ce qui dans un prétendu « recueil de poèmes » est très supérieur à la moyenne, et certaines choses sans intérêt qui m'ont intéressées (Toujours elle), parfois parce qu'elles avaient le bon goût de me rappeler d'autres écrits d'excellents auteurs (Ask to dust).
Houdaer a de l'humour, ce qui n'est pas désagréable, ne se prend pas top au sérieux, ce qui est lucide (et plutôt rare), est sous influence culturelle amerloque relative (6,5 points sur 10 estimés). Je revends le bouquin deux euros (sans le port).
PS : Ce que je pense de cette vilaine « critique » tient dans cette phrase d'Houdaer qui aurait été plus jolie en prose :
la poignée de terre que jette un zombie
sur un autre zombie
est aussi fertile
que le goudron brûlant répandu sur la route
28 juin 2026